Ordinateurs reconditionnés avec Linux

Disponibles sur l’agglomération de Rouen (pas de vente à distance).

Tous nos ordinateurs sont fournis avec un système d’exploitation GNU/Linux à jour et avec une configuration améliorée (sécurisation de la navigation web avec bloqueur de publicité et de traqueur et moteur de recherche éthique), plus quelques utilitaires supplémentaires.
Leurs fonctionnalités sont testés et – le cas échéant – les dysfonctionnements sont indiqués dans le tableau.

Ordinateurs portables

modèleMacBook 4,1 13″
(2008)
Sony VGN-NS11E
(2008)
Toshiba A300-262
(2009)
dimensions (cm)
profondeur
largeur
hauteur

p=23, l=32, h=3

p=27, l=36, h=4

p=27, l=36, h=4
convient pourWeb, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio et vidéo HD (720 lignes), visio-conférence**Web, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio et vidéo HD (720 lignes), visio-conférence**Web, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio et vidéo HD (720 lignes), visio-conférence**
ne convient pas pourJeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes)Jeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes)Jeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes)
système GNU/LinuxLinux Mint 20 (à jour jusqu’à mi-2025)Linux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)Linux Mint 20 (à jour jusqu’à mi-2025)
caractéristiquesÉcran 13″, 1280 x 800
CPU : Intel Core2 Duo T8300 à 2,4 GHz (2/10)
GPU intégrée : Intel GM965 (1/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 160 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, webcam 640 x 480, Bluetooth, Wi-Fi, Ethernet Gigabit, 2 prises USB2, 1 Firewire S-400
Écran 15,5″, 1280 x 800 brillant
CPU : Intel Pentium Dual T3200 à 2 GHz (1/10)
GPU intégrée : Intel mobile serie 4 (1/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 250 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, webcam 1280 x 1024, Wi-Fi, Ethernet Gigabit, 4 prises USB2, 1 Firewire S-400
Écran 15,4″, 1280 x 800 brillant
CPU : Intel Core2 Duo T6400 à 2 GHz (1/10)
GPU intégrée : Intel mobile serie 4 (1/10)
RAM : 4 Go
Stockage : HDD 250 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, Bluetooth, Wi-Fi, Ethernet Gigabit, 3 prises USB2, 1 e-SATA, 1 Firewire S-400
particularitéswebcam sombre.
Wi-Fi non compatible avec la norme « n » (5 GHz)
contact délicat pour alimentation électrique.
webcam H.S. (achat externe 14 € ici)
batteriecorrect (51 Wh)correct (41 Wh)H.S. (achat remplacement 23 € ici)
prix110 €105 €135 € 85 €

Notes :
(x/10) : note de performance relative. Voir table de référence.
**visio : qualité médiocre, limité à 2 ou 3 personnes. Ne pas ouvrir d’autre application simultanément.

Ordinateur fixe (de bureau)

modèleHP dc5800 (2008)HP dc5700 SFF
(2007)
ACER E500-BB7E
(2006)
HP d330DT 2,8
(2003)
HP d330DT 2,4
(2003)
dimensions (cm)
profondeur
largeur
hauteur


p=43, l=18, h=38



p=35, l=40, h=12



p=44, l=18, h=36



p=47, l=39, h=14



p=47, l=39, h=14
convient pourWeb, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio et vidéo full-HD (720 lignes), visio-conférence**Web, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio et vidéo HD (720 lignes), visio-conférence**Web, bureautique, jeux éducatifs, lecture audio* et vidéo HD (720 lignes)Web, bureautique, lecture audio*Web, bureautique, lecture audio*
ne convient pas pourJeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes)Jeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes)Jeu vidéo 3D, lecture vidéo full-HD (1024 lignes), visio-conférenceJeux, visio-conférence, lecture vidéoJeux, visio-conférence, lecture vidéo
système GNU/LinuxLinux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)Linux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)Linux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)Linux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)Linux Mint 19 (à jour jusqu’à mi-2023)
caractéristiquesUnité centrale
CPU : Intel Pentium E5200 à 2,5 GHz (2/10)
GPU : Radeon HD 6470M (3/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 250 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD,
Ethernet Gigabit,
9 prises USB2
Unité centrale
CPU : Intel Core2 E6300 à 1,8 GHz (1/10)
GPU intégrée : Intel 82Q963 (4/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 320 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD,
Ethernet Gigabit,
8 prises USB2
Unité centrale
CPU : Intel Pentium D820 à 2,8 GHz (1/10)
GPU : Radeon X1300 HM (1/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 250 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, Ethernet Gigabit, 10 prises USB2
Unité centrale
CPU Intel Pentium 4 à 2,8 GHz (0/10)
GPU intégrée : Intel 82865G (0/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 40 Go + HDD 40 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, Ethernet Gigabit, 6 prises USB2
Unité centrale
CPU Intel Pentium 4 à 2,4 GHz (0/10)
GPU intégrée : Intel 82865G (0/10)
RAM : 2 Go
Stockage : HDD 160 Go
E/S : lecteur-graveur de DVD, Ethernet Gigabit, 6 prises USB2
particularitésbruyant
prix80 €70 €51 € 45 €30 €30 €

Notes :
(x/10) : note de performance relative. Voir table de référence.
* lecture audio nécessite casque audio ou enceinte (non fourni).
**visio nécessite webcam externe (non fournie, achat 14 € ici). Ne pas ouvrir d’autre application simultanément.

Accessoires périphériques :

  • moniteur VGA, écran 17 pouces, 1280 x 1024 : 20 €*
  • moniteur VGA, écran 15 pouces, 1024 x 768 : 10 €*
  • clavier avec pavé numérique PS/2 ou USB : 5 €*
  • souris PS/2 à boule ou USB optique : 3 à 5 €*
  • câble RJ45 (Ethernet) de 1 à 3 mètres : 10 €
  • câble VGA pour écran : 5 € (offert si achat moniteur)
  • câble alimentation pour ordinateur fixe ou moniteur : 5 € (offert si achat ordinateur ou moniteur)
  • câble USB A-B pour imprimante ou scanner : 5 €

*vendu uniquement avec un ordinateur de bureau.

Conditions :

Prestation de mise en service à votre local, facultative et non incluse.

Garantie de 6 mois (logiciel et matériel – sauf batteries) : nos appareils sont anciens, voire très anciens, ils sont susceptibles de connaître une panne matérielle à plus ou moins longue échéance. Si cette panne survient dans les 6 mois nous nous engageons à vous rembourser, contre remise de l’appareil, ou à remplacer le composant défectueux si ce remplacement revient moins cher que le remboursement.

Reprise gratuite (agglomération de Rouen) : si vous avez un ordinateur ou un écran dont vous n’avez plus l’usage, nous pouvons le récupérer. Nous essayerons de le reconditionner ou nous en extrairons des pièces pour réhabiliter d’autres ordinateurs.

Prochaines interventions

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    Dernières interventions

    Rouen 28 novembre 2021 : dans le cadre du mois de l’Économie Sociale et Solidaire, nous animons un atelier « Sensibilisation à l’impact écologique du numérique et conseils d’achat » et tenons un stand à « l’Autre Marché« . Détails et inscription sur Mobilizon.

    Rouen 20 septembre 2021 : nous avons animé une conférence « Diminuer l’impact écologique du numérique » à la Friche Lucien.

    Rouen 15 septembre 2021 : nous avons animé un atelier pratique « Bloquer la pub et ne plus être pisté sur le web » à la Friche Lucien.

    Le samedi 4 septembre 2021, nous avons tenu un stand au forum des associations de la ville de Rouen.

    Le 22 juin 2021 nous sommes intervenus en visio-conférence sur le thème : « Outils numériques libres et prestataires éthiques pour les associations ».

    Retrouvez encore plus d’informations dans le billet dédié aux associations de notre centre de ressources.

    Publication mise en avant

    Publié le
    Catégorisé comme Interventions

    Ressources partagées

    Toutes nos ressources sont en libre accès sur notre blog.

    En voici une sélection :

    Interventions et contributions

    Notre association est intervenue, au profit du public des organisations suivantes :

    • Une BASE à Rouen
    • La Friche Lucien, Rouen
    • Bureau des associations, ville de Rouen
    • Rouen Nouvelles Bibliothèques (RNBI)
    • NOW-Coworking Rouen
    • Alternatiba Rouen
    • Système d’échange local (SEL) de Seine Rouen
    • Rencontre des échanges de savoirs, Grésillon
    • Ubuntu Party, Paris
    • SEL de Paname

    Par ailleurs, nous participons au groupe de travail « sensibilisation » de l’association APRIL, nous avons collaboré à la mise au point de l’outil de sensibilisation métacartes numériques, ainsi qu’aux tests du système d’exploitation libre pour ordiphone /e/OS.

    Pour une écologie du numérique

    Le numérique ne saurait être simplement considéré comme une collection d’outils. Le numérique est un saut technologique qui entraîne une transformation en profondeur de la société (relations humaines, circulation de l’information, influence, gouvernance et contrôle, mode de travail et de consommation et donc habitat et transport, consommation et gestion énergétique…). Un projet de société doit donc intégrer la problématique numérique en tant que telle, ainsi que prendre en compte son impact transversal dans l’ensemble des thématiques sociétales. Nous livrons ici quelques réflexions pour la mise en place d’une transition numérique respectueuse des citoyens.

    Pour atteindre cet objectif, l’une des conditions est d’utiliser des logiciels libres, des formats de données ouverts et des services Internet éthiques. Rappelons ici quelques uns des avantages combinés qu’ils apportent :

    • Accessibles à tous, du particulier sans ressources aux plus grandes entreprises.
    • Protection de la vie privée, des données personnelles et professionnelles.
    • Interopérabilité des logiciels et portabilité des données, pérennité des données.
    • Sécurité des systèmes. Transparence du fonctionnement.
    • Possibilité d’auto-hébergement pour garder le contrôle complet des processus et des données.
    • Possibilité d’adapter les logiciels aux usages particuliers, et de faire bénéficier les autres utilisateurs des ajouts et améliorations.

    Sommaire

    1. Démocratie
    2. Éducation
    3. Formation
    4. Énergie et climat

    1. Démocratie et enjeux numériques

    Centralisation et monopoles

    L’Internet a pris une place incontournable dans nos vies. Les effets de réseaux et des rachats capitalistiques ont permis l’émergence d’une poignée de plateformes, qui sont devenues des quasi-monopoles, chacune dans leur domaine (recherche web, cartographie, réseau sociaux, communications électroniques, vente en ligne, divertissement en ligne…).

    Cette concentration des services en ligne produit une concentration de pouvoirs. Particulièrement d’un pouvoir d’influence de l’opinion et de censure, au main d’un petit groupe d’entreprises privées. À l’échelle planétaire.
    Elle produit aussi une uniformisation des représentations et de ce qu’il est autorisé de dire ou de montrer.

    Ce pouvoir produit une dissymétrie dans la relation de l’éditeur de la plateforme, non seulement vis-à-vis de ses utilisateurs, mais aussi vis-à-vis des gouvernements, particulièrement dans le domaine fiscal.

    → Proposition d’action : que les organisations évitent le plus possible d’utiliser elles-mêmes ces services, tant dans leur fonctionnement interne que dans leurs interactions avec le public. Qu’elles choisissent en priorité des services locaux et éthiques.

    Exploitation de la vie privée et de l’attention

    Le modèle économique de ces plateformes est la monétisation des données personnelles des utilisateurs individuels, à des fins publicitaires (c’est à dire d’influence). La collecte massive et ciblée de données, leurs échanges et recoupements, et leur traitement à grande échelle et en temps réel, permet à cette influence d’être d’une grande efficacité et permet même une certaine prédiction des comportements.

    Ce modèle économique pousse donc les plateformes à être le plus intrusives possible pour recueillir les informations les plus nombreuses et les plus personnelles.

    Ce modèle économique requiert que l’utilisateur passe le plus de temps possible sur la plateforme. Tout à la fois pour l’exposer à des messages publicitaires et pour recueillir le maximum d’information sur lui au travers de ses interactions avec les contenus proposés.
    On l’appelle donc « économie de l’attention ».
    Des techniques ayant des effets psychologiques sont introduites dans l’apparence et le fonctionnement des applications. Ce qui a pour effet pervers l’addiction, notamment aux réseaux sociaux.
    La captation de l’attention se fait en privilégiant les contenus polémiques et en enfermant l’utilisateur dans une « bulle de filtre » où tout ce qu’il voit le conforte dans ses opinions.
    Il a été montré que les algorithmes de sélection des contenus favorisent les fausses nouvelles et les contenus haineux.

    → Proposition d’action : mettre en place des programmes de formation au numérique qui intègrent ces problématiques. Soutenir les entreprises locales qui proposent des services décentralisés et respectueux des données des utilisateurs ou qui aident les utilisateurs à migrer vers de tels services.

    Technologies de surveillance

    Les nouvelles technologies couplées à la centralisation des données chez un petit nombre d’opérateurs de plateformes, permettent un degré de surveillance de la population inédit.
    La reconnaissance faciale est l’une de ces technologies. Elle peut permettre le suivi en temps réel de toute personne présente dans l’espace public.
    La tentation est très forte pour les autorités d’utiliser ces possibilités pour contrôler les citoyens, dans le but d’« assurer la sécurité ».

    Insensiblement une société du contrôle total, c’est à dire une société totalitaire, peut se mettre en place. C’est déjà le cas en Chine – lire par exemple : reporterre.net/Le-totalitarisme-numerique-de-la-Chine-menace-toute-la-planete -, et il n’est pas à exclure que les mêmes technologies produisent les mêmes effet dans notre pays.

    La surveillance a aussi un effet conformant sur les individus, ce qui amène le « refroidissement social », une incapacité de la société à évoluer et à s’adapter. Voir la page socialcooling.com/fr.

    → Proposition d’action : ne pas favoriser l’emploi de la reconnaissance faciale et d’autres technologies intrusives.

    2. Éducation et enjeux numériques

    Au début est l’éducation

    L’éducation des enfants est le meilleur moyen de leur transmettre des habitudes qu’ils seront plus enclins à conserver par la suite. Les GAFAM l’ont bien compris, c’est pourquoi ils investissent massivement le système scolaire en « offrant » des licences logicielles gratuites pour les élèves et les enseignants, et même parfois du matériel gratuit pour les classes (tablettes notamment). Comme on dit chez les dealers : « la première dose est gratuite ».

    Ainsi par exemple, l’école n’apprendra pas aux élèves à se servir d’un traitement de texte, mais à se servir de Word®. L’existence d’alternatives restera ignorée des élèves (comme elle l’est probablement de la majorité des enseignants).
    L’équipement des classes a aussi un impact sur l’équipement des familles, les élèves souhaitant retrouver à domicile les mêmes logiciels qu’à l’école.

    Pour les GAFAM, le but est de couper l’herbe sous les pieds des logiciels libres (gratuits eux aussi, mais pour tout le monde).

    S’il est un lieu où précisément les logiciels libres devraient avoir toute la place c’est bien dans la classe. D’abord pour assurer que les données des élèves, des enseignants et de l’établissement ne soient pas captées à des fins commerciales. Ensuite pour assurer une neutralité vis-à-vis des marques. Et bien sûr pour les valeurs qui y sont associées : liberté d’usage, partage, accessibilité à tous.

    Les autorités se comportent souvent comme s’il n’existait pas d’alternatives aux logiciels privateurs [de liberté]. Or tout au contraire, non seulement des alternatives de très grande qualité existent pour les fonctions courantes, avec des interfaces adaptables pour les enfants (système d’exploitation GNU/Linux, suite bureautique LibreOffice) mais il existe quantité de logiciels pédagogiques libres.
    Par ailleurs il existe aussi des solutions intégrées libres pour l’infrastructure des écoles (serveurs).

    Les choix de matériel et de logiciels interviennent à tous les niveaux administratifs : Ministère, Rectorats, Mairies, Établissements scolaires.

    → Proposition d’action : définir une politique d’équipement des établissements scolaires en logiciels libres, et donner des incitations pour les Mairies (informations, budget, formations…).
    → Proposition d’action : distribuer aux élèves une clé USB avec une sélection de logiciels libres à installer sur leur ordinateur personnel (et ceux de leur famille).
    → Proposition d’action : acquérir pour les élèves des manuels scolaires disponibles sous licence libre.

    L’évaluation numérique des élèves

    Les élèves sont évalués grâce à des logiciels dont les données sont hébergées chez les GAFAM. Dès lors, comment s’assurer qu’un jour ces données très sensibles ne seront pas utilisées à des fins commerciales ?

    Pour approfondir

    3. Formation et enjeux numériques

    Formation aux outils numériques

    Lutte contre l’illectronisme

    La numérisation des procédures administratives impose une mise à niveau et un accompagnement des personnes, afin de lutter contre la création d’inégalités supplémentaires.
    Les premiers pas des personnes qui entrent dans le numérique vont déterminer l’écosystème dans lequel elles vont se retrouver.

    L’insuffisance de l’action publique permet à des multinationales (les GAFAM) d’occuper le terrain en offrant leurs services. Les personnes qui se dirigent vers cette offre seront alors piégées dans l’écosystème de cette multinationale.

    → Proposition d’action : prise en charge accrue et directe de l’action d’accompagnement au numérique par les collectivités territoriales.

    Lorsqu’elle existe, l’offre de formation et d’accompagnement publique peut elle aussi orienter les personnes vers les outils des multinationales si les formateurs ne sont pas conscients des enjeux et ne sont pas formés à l’usage des outils libres et éthiques.
    De plus la formation numérique ne saurait se limiter à une formation à l’utilisation d’outils numériques. Elle doit s’accompagner d’une formation aux enjeux du numériques (protection de la vie privée, tri de l’information, sécurité des appareils et des comptes, etc.)

    → Proposition d’action : former les formateurs aux enjeux du numérique et à l’utilisation d’outils libres et éthiques.

    Formation professionnelle

    Les outils numériques étant omniprésents dans le monde professionnel, les formations incluent nécessairement la prise en main de tels outils. Si le contenu des formations se limite aux outils les plus répandus dans les entreprises (outils des acteurs dominants du marché) cela constitue un frein pour les entreprises qui souhaitent évoluer pour adopter des alternatives libres, puisqu’elles trouveront difficilement des employés qui les maîtrisent.
    Or nombre d’entreprises auraient intérêt à adopter des alternatives, notamment pour des questions de sécurité et de confidentialité de leurs données, ainsi que d’économies (coût des licences logicielles). Rencontrer de nouveaux employés formés à ces alternatives leur donnerait les moyens d’évoluer.
    La formation ne peut se contenter de s’adapter à l’existant, elle est moteur de changement. La priorité devrait être donnée aux outils libres, quitte à être complétée par d’autres outils ensuite.

    D’autre part la tendance à la migration des applications des entreprises vers l’Internet (le « cloud ») – qui s’applique à un nombre croissant de domaines : vente, communication externe et interne, stockage d’informations, gestion… – porte un risque accru de dépendance vis-à-vis des multinationales (GAFAM) dont les services sont adoptés, faute de recul et de connaissance des alternatives libres.

    → Proposition d’action : inciter à l’introduction dans les formations aux outils numériques de la présentation et de la formation à des outils professionnels libres et éthiques. Ainsi qu’une réflexion sur les enjeux de la transformation numérique.

    Outils numériques pour la formation

    De plus en plus les formations utilisent des outils numériques, que ce soit pour la formation à distance ou la formation sur site. Cela va des outils de présentation des contenus à l’évaluation.

    Certains des outils utilisés pour les formations sont aussi des outils qui sont utilisables à titre personnel ou professionnel par les stagiaires (visioconférence, messagerie, bureautique, etc.). Les choix effectués par les formateurs seront autant d’incitation pour les stagiaires à utiliser les mêmes outils. Ce choix a donc un impact au delà de leur utilisation pour la formation.

    De plus l’utilisation d’outils non libres pour l’évaluation porte le risque de transmettre aux éditeurs de ces outils les informations confidentielles que constituent les résultats des stagiaires.

    → Proposition d’action : équiper les centres de formation d’outils libres. S’assurer que les sites web et les services de formation en ligne (MOOC) mis en place par les organisations n’utilisent que des outils libres et respectueux des données personnelles des utilisateurs.

    4. Énergie, climat et enjeux numériques

    La consommation énergétique du numérique

    Selon l’ADEME (www.ademe.fr/face-cachee-numerique), les émissions de gaz à effet de serre du numérique (4 % des émissions mondiales, en très forte croissance) se répartissent à peu près également entre les équipements des consommateurs et les serveurs de données (data centers). Cela prend en compte non seulement l’utilisation des appareils et de l’Internet, mais également la fabrication des appareils.

    À l’usage

    L’essentiel de la sur-consommation d’énergie liée à l’usage d’Internet, est liée au modèle économique des grandes plateformes. En effet ce modèle économique dit « économie de l’attention » repose,
    • d’une part sur le fait de retenir le plus longtemps possible les utilisateurs en ligne, d’où une sur-consommation de vidéos en streaming, l’usage le plus énergivore ;
    • d’autre part sur la collecte et le traitement d’un maximum de données personnelles, d’où la mise en place de gigantesques data-centers et d’algorithmes brassant ces « Big-Data ».

    → Proposition d’action : sensibiliser, à travers des programmes de formation, aux effets addictifs des plateformes, et accompagner le public à la mise en place d’outils destinés à limiter la collecte des données personnelles.

    À la production

    La longévité d’un appareil est inversement proportionnelle à l’impact environnemental lié à sa production et à son élimination (extraction de métaux rares, pollution, émissions de CO2 et consommation d’énergie).

    La longévité potentielle dépend des caractéristiques de l’appareil (performances, réparabilité).
    Elle peut-être nettement accrue par l’usage du système d’exploitation libre GNU/Linux car celui-ci est moins gourmand en ressources que Windows®. Ainsi un appareil ancien peut continuer à être utilisé efficacement avec un système GNU/Linux à jour, tandis qu’il ne peut plus fonctionner ni avec le système Windows® d’origine (devenu obsolète), ni avec un Windows® récent qu’il ne supportera pas.

    Sa longévité réelle dépend des comportements des utilisateurs, notamment s’ils renouvellent leur matériel prématurément parce qu’influencés par les messages publicitaires. Elle dépend également de l’offre de services de réparation et de réhabilitation.

    → Proposition d’action : établir des points de collectes du matériel, subventionner des ateliers de réparation et de reconditionnement des appareils, utilisant pour cela des logiciels libres.